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Le pape François salue l’environnementalisme radical

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L’environnementalisme militant du pape François est exprimé dans le langage dévotionnel de son encyclique de 2015 “Laudato Sí”. Ce qu’il appelle « l’Évangile de la création » est un assaut politisé contre les combustibles fossiles, le développement industriel, la liberté économique et la propriété privée. C’est la Grande Réinitialisation en chape et en chasuble.

Une campagne du Vatican axée sur la transformation sociale, politique et économique arrive cette année en deux étapes. Le premier est apparu en mai. La seconde commence aujourd’hui, 1er septembre, Journée mondiale de prière pour la sauvegarde de la création, et dure jusqu’au 4 octobre, fête de saint François d’Assise.

Parce que la suite de septembre poursuivra les plans de match établis en mai, l’attention y appartient.

La quatrième semaine annuelle Laudato Sí du Vatican s’est déroulée du 22 au 29 mai. Oublié par les médias d’entreprise, ce n’était que nominalement un événement religieux. Assisté par le Mouvement Laudato Sí (anciennement le Mouvement catholique mondial pour le climat), plus 800 groupes de défense catholiques affiliés à travers le monde, il a confirmé le rapport du Vatican avec le Forum économique mondial (WEF).

De plus, cela a révélé la tension du panthéisme soft-core que François partage avec le théologien de la libération Léonard Boff, son conseiller sur « Laudato Sí ».

L’événement de mai a présenté la plate-forme d’action Laudato Sí, une nouvelle série de stratégies de base conçues pour sauver notre «planète plus chaude, plus sale et plus morte» des gens qui s’y trouvent. Les « initiatives de durabilité » recommandées étaient parallèles à celles du Centre pour la nature et le climat du WEF. Ceux-ci encouragent les catholiques à faire pression pour des agendas spécifiques de l’ONU sur la biodiversité (COP15) et changement climatique (COP26). De cette façon, les fidèles peuvent expier « les assauts de la civilisation contre l’œuvre de Dieu ».

La déclaration de la plateforme “reconnaît les limites planétaires de tous les systèmes socio-économiques et les racines humaines de la crise écologique”. En conséquence, il appuie l’approbation par Davos des «économies circulaires», un voile pour la politique économique établie par les élites mondiales et le remplacement des partagertitulaires par pieutitulaires. Le capitalisme des parties prenantes est un marxisme de porte dérobée, un cheval de bataille pour la redistribution des revenus. En bref, la nomenklatura du Vatican affirme l’ambition du WEF de réaliser une transformation sociale et politique conséquente en dehors des procédures démocratiques.

Les plateformes d’action visent à « élever l’enseignement catholique » sur la biodiversité et atteindre la neutralité carbone. En clin d’œil au Document des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones, les militants lanceront des « activités de restauration écologique ». L’expression masque les dispositifs mondialistes pour réduire la souveraineté nationale en éliminant les frontières nationales – une façon de réhabiliter notre « maison commune ».

La Plate-forme pour la spiritualité écologique recherche des « célébrations liturgiques fondées sur la création » et le développement d’une « catéchèse écologique ». La Plate-forme pour l’économie écologique rassemble les catholiques contre “toute activité nuisible à la planète”. Le coup d’envoi de la semaine comprenait une messe Laudato Sí parrainée par des catholiques ougandais opposés à une pipeline qui transporterait le pétrole brut extrait en Ouganda vers la Tanzanie. Au lieu de cela, les Africains ont été enjoints de “restaurer la création en plantant des arbres et d’écouter le cri de la Terre”.

Le quatrième jour a présenté un webinaire de passionnés pour la justice climatique. Le panel était présidé par l’éco-théologien Martin Kopp de Green Faith, une coalition interconfessionnelle d’agitateurs de la décroissance pour les «réparations climatiques» et l’abolition des combustibles fossiles. L’avocat de l’avortement Jeffrey Sachs a participé en exhortant le désinvestissement des combustibles fossiles comme “très important pour nos âmes et nos institutions”.

En somme, les actions recommandées ont défendu chaque commandement de la verdure spiritualisée. Ceux-ci resanctifieront la planète Terre en ravivant l’éco-innocence – imaginaire – des modes de vie pré-modernes. L’ensemble du projet s’est fortement appuyé sur le « Cri de la Terre, Cri des Pauvres » de Leonardo Boff en 1997, un témoignage des intuitions de la théologie de la libération.

Deux plates-formes ont même tiré leur nom du titre du livre. Ancien prêtre, Boff a plaidé pour “la récupération de l’aspect de vérité dans le paganisme, avec son riche panthéon de divinités habitant tous les espaces de la nature”.

La deuxième phase commence le 1er septembre, la Journée mondiale de prière pour la sauvegarde de la création. Elle marque le début d’une période quasi-liturgique appelée la Saison de la Création. Nouvellement inventé, il perdure jusqu’au 4 octobre, jour de la fête de saint François d’Assise. Pour donner un élan au thème de cette année – “Écoutez la voix de la création” – le pape s’est empressé de publier un message commémoratif message au monde le 21 juillet, cinq semaines à l’avance.

Définie par François, la saison de la création est aussi pénitentielle que le Carême : “Nous devons nous repentir et modifier nos modes de vie et nos systèmes destructeurs”. Seule la « conversion écologique » préviendra la catastrophe et rachètera la « dette écologique » contractée par l’Occident ravageur. Nos « excès consuméristes » et nos « intérêts économiques prédateurs » induisent « l’effondrement de l’écosystème de notre planète et l’extinction des espèces ».

François s’insurge contre “l’anthropomorphisme tyrannique” de l’Occident. Son accusation emprunte aux nombreuses réaffirmations de Boff sur l’accusation influente de l’historienne Lynn White publiée dans La science en 1967. Lynn a attribué la « crise écologique » à la tradition chrétienne/biblique. Il a accusé le christianisme de «la religion la plus anthropocentrique que le monde ait connue», car il enseigne que seul l’homme est créé à l’image et à la ressemblance de Dieu. (Boff s’est moqué de l’enseignement comme “un archaïsme androcentrique”.)

François a anticipé la campagne de ce mois-ci en anthropomorphisant la nature. La création a une « voix ». Une terre souffrante « pleure » ; il émet « un plaidoyer angoissé » qui « déplore nos mauvais traitements ». Le « chœur cosmique grandiose » chante des rappels que « nous ne sommes pas déconnectés du reste des créatures, mais réunis dans une splendide communion universelle ».

Seuls les êtres conscients peuvent communier entre eux. Les promesses, comme celle de Dieu à Noé et à Abraham, ne peuvent être faites qu’à des personnes. L’appel de François pour « une alliance entre les êtres humains et l’environnement » attribue la sensibilité à l’environnement. Son phrasé va de pair avec la conviction de Boff que :

Tous les éléments vivants et non vivants sont interconnectés et forment un tout organique en équilibre dynamique : le grand être vivant, la Terre… comme l’ont toujours appelée les peuples indigènes et les mystiques, la grande et bonne Mère, Nourrice et Pacha Mama.

La frontière entre le cinglé et le mystique est large et profonde. Mais le gouffre peut être obscurci par des phrases à consonance rationnelle (par exemple « développement humain intégral », « durabilité ») et des assemblages de pie de références quasi scientifiques tissées avec le langage christologique. La préoccupation proclamée pour les pauvres camoufle les bourdonnements. Pourtant, l’hostilité papale aux moyens occidentaux de prospérité est une plus grande menace pour les pauvres du monde que le changement climatique.


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